vendredi 31 août 2012

A la orden mi amor!

Hola les amigos ! (Quand je vous disais que j'étais devenue bilingue en deux semaines... ) Avant un récit plus détaillé, et plus "pratique", un  rapport d'étonnement rapide de quelques traits culturels qui m'ont émue, fait rire, étonner quand j'étais en Colombie. Je ne crois avoir pas perdu grand chose de ma capacité à m'émerveiller et j'aime bien, quand je suis en voyage noter quelques trucs "qui ne sont pas du tout comme chez nous", comme une pâtisserie improbable, un tic de langage, une habitude bizarre.. 
Et c'est pas vrai que de l'étranger, je pense.  Mais bon, je dois avouer qu'en Colombie, y'avait du gros dossier. Echantillon choisi : 
1. Les Colombiens adorent les appareils dentaires (surtout les bagues!) J'avais remarqué un mec avec des bagues dans le vol aller Paris-Bogota, sans m'en formaliser. Puis sur place, 2, 3, 4 !! Même un ministre en porte allègrement, alors que quand même c'est MOCHE. Là bas, c'est un signe de réussite sociale, un signe qu'on fait attention à soi, c'est leur Rolex à eux, en fait.
2. En Colombie, y'a pleeeeein de fruits, c'est le paradis des mangues, des fruits de la passion, mais aussi de plein d'autres fruits délicieux qui n'existent dans aucun autre pays du monde : le guanabana, les nisperos, les zapotes. Doux, sucrés, acides, ronds, lisses, poilus, on peut les goûter un peu partout en jus, avec de l'eau ou du lait pour environ 2 euros. Du coup nispero con leche ressemble à un énorme milk-shake au chocolat et zapote me rappelle un peu la fraise. Hmmmmm! 

3. Les Colombiens quand ils partent en week-end avec des potes, ils ont une bonne !! Pas tout les Colombiens, bien sûr, mais j'ai eu beaucoup de chance de rencontrer des vrais Colombiens. Il s'agissait de jeunes actifs, venant d'un milieu privilégié et passant un week-end avec eux, nous avions une "maid" à demeure qui faisait la cuisine, nous servait à table et qui  a repassé nos robes de soirée. Pas désagréable, certes mais un peu gênant (j'ai du lui dire muchas gracias quinze fois dans le week-end) 

4. Les Colombiens mangent les mangues pas mûres, avec du sirop de citron vert et du sel..

5. Au marché, les vendeurs te alpaguent  en te disant "A la orden mi amor!", ce qui veut dire à ton service, mon amour. Cette expression, héritée de la colonisation espagnole est aussi l'expression consacrée pour les chauffeurs de taxi ou les serveurs dans les restaurants. Je trouve ça tellement chou, ça me donnait envie de tout acheter. Globalement, les Colombiens sont très , très gentils. Partout j'ai été touchée de leur hospitalité et de leur sens du service    à toute épreuve. Si si mi amor..! 





mercredi 29 août 2012

B(l)ack

Ça a rarement été aussi dur de rentrer. Bien sûr, il y avait les pleurs quand on quittait la maison des vacances à la fin du mois d'août et surtout un sentiment triste de la fin de la liberté.... Mais d'aussi loin que je me souvienne, j'ai jamais trop ressenti ce sentiment de "qu'est ce que fais là?" "pourquoi on fait ça?" et surtout quand est ce qu'on repart?
Cette année, j'ai succombé à la tentation narcissique de poster des photos de plages paradisiaques sur mes comptes Twitter et Facebook. Moi qui me vantais presque d'avoir encore un téléphone d'avant-guerre, depuis que le boulot m'a donné un Blackberry, je tombe dans tous les clichés! Ces vacances ont secoué plus de choses en moi que je ne l'attendais, je pense. Peut-être parce que je suis partie loin..  en Colombie. Et oui la Colombie, le pays des FARC et du narcotrafic... Et là, la question que vous vous posez tous, chers lecteurs (je suis trop forte, j'anticipe!)
 Mais.... c'est pas dangereux la Colombie???
En un mot : NON. Effectivement, si tu es un diplomate célèbre et que tu veux aller te balader dans les régions ou les guérilleros sévissent encore, peut-être, évite. Mais sinon, non. 
En fait, l'insécurité, qui était déjà en recul a énormément diminué depuis le début du mandat de Alvaro Uribe, en 2002. Le personnage est décrié, mais on ne peut pas lui retirer ça : il a adopté une ligne dure contre les FARC et a permis la libération de plusieurs otages (Ingriiid!) ainsi que lutté fermement contre la production et le commerce de la coke (là, les résultats sont moins probants, je crois). De ce fait, les homicides et les enlèvements, ont reculé. Après, la Colombie c'est pas la France et il ne faut pas être naïf. Par exemple, je ne prenais pas le taxi toute seule à 3h du matin, j'avais mes papiers toujours sur moi et pas de signe extérieur de richesse. Je sais aussi qu'il faut éviter certains quartiers dans les grandes villes, ou l'insécurité est plus forte que dans les campagnes. Mais au delà de ces conseils élémentaires de précaution (et qui s'appliquent dans  plein d'autres pays!), je n'ai jamais eu peur en Colombie alors même que je suis grande et blonde, que j'ai voyagé quelques jours toute seule, et que je ne parle pas espagnol, c'est dire !!
Et maintenant, re-tentation narcissique, quelques photos qui vont donneront peut-être envie d'en savoir un peu plus..

PS : J'ai pas encore les réponses aux questions du début de l'article, si quelqu'un veut m'aider..








lundi 16 juillet 2012

Un bonheur n'arrive jamais seul

Hé les copines je suis allée voir Gad Elmaleh !! (dans le dernier film Un bonheur n'arrive jamais seul de James Huth)  Hé alors il est comment Gad?! Bah il est beau, toujours (surtout quand il met des chemises blanches) , il est drôle (même si on a toujours l'impression que les blagues du films sont issues de son one man show) et il joue bien, dans le rôle de l'ado attardé, qui joue du jazz dans les bars et fuit les responsabilités... 
Pour le reste, le film est.. décevant!  
Le pitch vous le connaissez sans doute : Lui est musicien, fêtard, extraverti, il aime l'excès et les jolies filles. Elle, est une business woman accomplie qui gère sa carrière, ses trois enfants et ses deux ex-maris. 
Analyse rapide, on est dans un plan en trois parties assez classique : ils vont s'aimer, puis des embûches vont se mettre sur leur chemin avant que leur amour ne leur permette de les surmonter.  Je ne critique pas le schéma narratif, qui a fait ses preuves mais plutôt les incohérences du scénario: je n'ai jamais vu une famille qui avait autant la poisse avec sa plomberie et les traits des personnages, exagérés à outrance. Quant aux scènes de bonheur familial, elles semblent extraites d'une pub Ricoré et sont horripilantes à souhait. Pour le reste il y a Gad, Sophie M, toujours aussi canon (je veux être comme elle dans 20 ans) et des jolies images de New-York, mais on n'en retire pas grand chose. C'est pas nul, mais c'est moyen. 

Un bonheur n'arrive jamais seul : photo Gad Elmaleh, Sophie Marceau
Un bonheur n'arrive jamais seul : photo Sophie Marceau

Pourquoi l'été est-il toujours un désert cinématographique? 

mardi 10 juillet 2012

Swap un jour swap


.. toujours ! J'ai participé le mois dernier (et pour la première fois: moment EMOTION) au swap organisé par Lalydo et Mylittlediscoveries. Je connais bien les deux bloggueuses pour suivre régulièrement leurs blogs et avoir interrogé Mylittledoscoveries sur sa vie en Angleterre. Le hasard, ou plutôt la main légère des deux demoiselles avait donc désigné Clairette comme mon binôme. 
Les règles du jeu étaient claire(tte?) ;) et simples : Chaque colis devait contenir. une carte, un produit culurel (livre, CD ou DVD), deux gourmandises et deux ou trois cadeaux au choix. 
Afin de guider nos achats, Lalydo et Mylittlediscoveries nous avaient envoyé les indications sur les goûts culinaires, vestimentaires et culturels de notre swappée. Cet ainsi que j'ai appris que Claire est une jeune Maman, expatriée à Londres depuis quelques années avec son mari et ses deux enfants. Elle raconte son quotidien de (almost) British Mum dans son blog. 
Le colis de Claire avant ouverture..
C'est un de ces samedis matins pressé, où je devais : courir avec une copine, aller au pressing, aller à la poste, faire des courses et me préparer pour le mariage civil d'une amie très proche dont je suis témoin, que j'ai trouvé ô, joie des joies le colis de Claire. 
Et après!
A mon ravissement, le colis que Claire m'a envoyé contient une multitude de ces petites choses délicates et trop "cute" dont seuls les Britanniques ont le secret. J'avais indiqué dans mes réponses au questionnaire que j'étais une grande fan de mariages princiers, et de la duchesse de Cambridge en particulier (Kate Middleton NDLR) : vous savez maintenant pourquoi les deux organisatrices du swap ont choisi Claire comme mon binôme. Suis pas peu fière : entre les cérémonies pour fêter le jubilé de diamant de la Reine, et les Jeux olympiques qui approchent, je suis complètement dans la tendance. Mon colis contenait donc :
- des caissettes en papier pour réaliser des muffins et des aimants "home sweet home" qui vont très rapidement décorer mon frigo
- des sachets de thé à l'effigie de la famille royale (j'avoue avoir un petit faible pour ce cadeau là, si décalé...) Je ne sais pas si je vais les utiliser, ils sont tellement mignons et puis avoir la tête de Camilla qui traîne dans ma tasse, cela risquerait de me couper la soif... 
- de la confiture d'oignons, un masque pour les yeux, et une soucoupe pour les tasses à thé
- un sac en toile Cath Kindston 
 - du thé
Et encore.. des lingettes rafraîchissantes, des shortbreads, des biscuits Digestives au caramel (TUERIE!)...Vous l'avez compris Claire n'est pas vraiment restée dans les consignes du swap mais sa grande générosité l'a conduit à le gâter de mille et uns ravissants cadeaux. 
Merci Claire!
Merci Lalydo et Mylittlediscoveries pour l'organisation..

A très bientôt sur nos blogs! (et vive Kate...) 

lundi 14 mai 2012

Deux petits pas sur le sable mouillé

C'est l'histoire vraie de Thaïs, une petite fille de deux ans atteinte de leucodystrophie métachromatique, une maladie génétique incurable et de sa famille, emportée avec elle dans la tourmente de ce mal. Le livre, sorti l'an dernier, a été écrit par la maman de Thaïs, Anne-Dauphine Julliand. On m'avait un peu parlé de ce livre dans mon entourage, et je ne sais pas pourquoi je n'avais pas voulu le lire, j'avais bêtement pensé "Oh encore un livre catho un peu cucul..." Et puis comme si finalement ça devait être ainsi j'ai décidé de le lire la semaine dernière. Et pff, ce livre est une claque, un vrai choc, à chaque page, on rit, on pleure, on est ému. Chapitre après chapitre on suit le quotidien de cette famille, comme un navire surpris par la tempête. Paradoxalement, alors qu'on apprend d'emblée que la fin est inéluctable, qu'on sait que Thaïs va mourir, le rythme, la limpidité de l'écriture font qu'on ne lâche pas le livre avant de l'avoir fini. Surtout , ce livre est porté  par un grand message d'espoir. 
"Alors qu'on ne peut plus ajouter des jours à la vie, on va ajouter de la vie aux jours" c'est le mot d'ordre d'Anne-Dauphine, de son mari, de sa famille qui vont tout mettre en oeuvre pour rendre Thaïs heureuse. Le roman n'élude pas les difficultés de la maladie, la douleur, le handicap, la fatigue de l'entourage, mais il montre que toute vie mérite d'être vécue. La solidarité des parents, la gentillesse d'une nounou, l'hospitalité d'une cousine illustrent aussi autant de petites grâces. 
Deux petits pas sur le sable mouillé a crée depuis sa sortie un réel engouement auprès du grand public : l'ouvrage, paru initialement en 5000 exemplaires, s'est vendu après plusieurs rééditions en 60000 exemplaires. (250 000 aujourd’hui?) Anne-Dauphine Julliand, l'auteur du livre, a beaucoup partagé son expérience après la sortie du livre sur les plateaux télé. Je peux toujours pas m'empêcher de pleurer quand je vois ce petit bout de femme (1,60m) témoigner de cette montagne qu'elle a gravie. 

- Anne-Dauphine Julliand dans Le magazine de la Santé 
- Anne-Dauphine Julliand chez Ardisson 
Le livre sort maintenant en Espagne, comme si il avait encore quelques leçons de bonheur à donner, à l'étranger. Joli clin d'oeil pour deux tout petits pas, non? 

Deux petits pas sur le sable mouillé
Anne-Dauphine Julliand
Ed. Arènes